Conseils de base pour planter un arbre.

Apprendre à planter un arbre

Il faut savoir que la période de plantation la plus propice pour la majorité des espèces ligneuses (arbres en tige), s’ étale de la mi-octobre à la mi-avril.

A savoir qu’il faut s’abstenir de planter un arbre quand il gel ou quand il neige car vous aurez du mal à creuser votre trou de plantation. Les plantes en conteneurs peuvent être plantées toute l’année à l’exception des périodes de gel.Avant tout propos, deux choses essentielles sont à connaître : les critères de qualité des plantes (arbres,arbustes) et le stockage avant plantation.On évalue la qualité de la plante en prenant en compte les éléments suivants : le tronc doit être droit et propre, les branches doivent être intactes, l’écorce non meurtrie et le système racinaire dense avec de grandes radicelles (petites racines très fines). Il faudra surtout faire attention à la présence de maladies : il ne faut pas observer de tâches sur le port du végétal. Si vous en remarquez, retourner à la jardinerie dans laquelle vous l’avez acheté pour effectuer un échange.Si vous ne plantez pas votre arbre d’ans l’immédiat, suivez ces conseils concernant le stockage de l’arbre. Préférez un endroit abrité du vent et du soleil. Evitez fortement les endroits ou l’eau est stagnante et recouvrez les racines avec de la paille ou de la terre pour le bien les protégeés. Faites particulièrement attention les jours de grand froid si vous avez des arbres en racines nues.

Préparation des végétaux

  •  Préparation des racines et des branches.

Pour les plantes en mottes, en godets ou en conteneurs, enlever les emballages de protection et surtout démêler les petites racines appelées communément radicelles, qui tournent à l’intérieur de leur pot lors du stockage en magasin.

Pour les plantes en racines nues, enlever les racines blessées ou desséchées. Il est vivement recommandé d’effectuer un pralinage, c’est à dire de tremper les racines dans un mélange de terre, de bouse de vache et d’eau. Cela permet de fortifier le système racinaire de l’arbre par un apport d’élément nutritif qui serviront au bon enracinement de la plante. Ce la produit un véritable coup de fouet au bon développement de l’arbre.

Le pralinage est une méthode artisanale car il n’est parfois pas aisé de trouver de la bouse de vache… Si vous ne pouvez pas vous en procurer, il existe une substance de substitution : la corne brouillée. Elle se mélange à la terre que vous aurez extraite en creusant votre trou de plantation.

Pour ce qui de la préparation des branches, également appelées système aérien, il faudra faire une taille de formation. Cette opération vise à rééquilibrer le haut du végétal avec la partie souterraine pour favoriser l’ancrage au niveau de la plantation. L’intervention consiste également à enlever les rameaux morts (petites branches) endommagées. Pour les conifères, cette étape n’est pas utile.

 Mise en place des  végétaux

  • Création du trou de plantation

La dimension du trou est en fonction du volume des racines ou de la motte, les tous doivent avoir un diamètre supérieur d’environ 40 cm et également une profondeur équivalente. Pensez à décompacter les parois et le fond du trou à l’aide d’une bêche. On peut ajouter de la corne broyée pour donner un coup de fouet aux racine ainsi on facilitera une meilleure reprise du végétal.
Les plantes sont placées de façon verticale dans la fosse (trou), en tenant compte de la rangée ou du groupe dont elles font partie exemple : plantation d’une haie de cyprès leylandi.
Le plus important est de ne pas recouvrir le collet s’est à dire la jonction entre le système racinaire et le tronc du végétal. Il doit être placé au niveau du sol si celui ci est recouvert de terre il pourrira au fils du temps et entraînera la mort de votre plante.
La mise en place de la terre végétal se fait de manière successive en la tassant au fur à mesure de remplissage du trou ce qui permet d’encrer les racines dans le sol pour une bonne reprise et également maintenir le végétal.

  • Tuteurage

Un tuteur est nécessaire pour éviter le déracinement de l’arbre lors de grands vents. Il set également à permettre à l’arbre de pousser de façon bien verticale pour qu’il soit esthétiquement plus harmonieux.

Le tuteur est constitué d’un piquet en bois traité autoclavé taillé en pointe pour favoriser sa pénétration dans le sol. Il se place entre les racines et le tronc de l’arbre directement après la plantation de celui-ci. Pour la fixation du tuteur, on peut utiliser une attache en caoutchouc spéciale pour ne pas abîmer l’écorce de l’arbre. En effet, si vous utilisez un morceau de fil de fer, il va petit à petit rentrer dans l’écorce de l’arbre et fragiliser le tronc. Ce type de fixation est à proscrire.

Pour mettre en place le tuteur, il faut l’enfoncer à l’aide d’une masse en prenant bien soin qu’il arrive juste en dessous de la couronne (partie inférieure du système aérien).
Lors d’une plantation en motte, le tuteur se mettra de façon oblique afin de ne pas endommager la motte.

Travaux de finition

  • Cuvette d’arrosage

On forme toujours une cuvette autour du collet de l’arbre ou un autre végétal pour permettre de recevoir l’eau lors de l’arrosage afin que l’eau alimente bien le système racinaire. La dimension d’une cuvette d’arrosage est d’environ 20 à 25 cm de diamètre. L’apport en eau lors du premier arrosage est d’environ 20 Litre par plante.

  • Matériel utilisé

– Bêche                – Brouette         – Seau              -Tuteur en bois
– Pelle                  – Masse              – Arrosoir      – Fixations en caoutchouc

Pour information

  • Distance minimale de plantation :

Pour être en conformité avec la loi, vous devez planter votre arbre à au moins de 2 mètres de votre limite de propriété si la hauteur des plantations dépasse 2 mètres. Si elles sont en deçà de cette limite, vous pourrez ne laisser que seulement 0,50 mètre. Pour la plantation des haies, laissez environ 0,80 mètre entre deux plants.

  • Gestion des branches, racines et fruits.

Si des branches provenant des arbres de vos voisins vous envahissent, vous pouvez contraindre celui-ci à les couper. En cas de refus et d’échec de négociation amiable, vous avez le droit de saisir la justice.
Concernant les racines qui seraient présentent dans votre propriété et qui viendraient d’arbres de voisinage, vous pouvez les couper vous même jusqu’à votre limite de propriété.

Concernant les arbres fruitiers, tout fruit tombé sur votre terrain est à vous.